Interviews Acteurs

Mercredi 15 juin 2005 3 15 /06 /2005 00:00

Frankie Muniz – Racing Stripes
Spirit Magazine | N°45 | Mars – Avril 2005 | P. 40 à 41
Par la rédaction de Spirit Magazine

 

Frankie Muniz
RACING STRIPES

Enfant star, Frankie Muniz doit sa célébrité à Malcolm, une série qui relate les aventures d'un jeune garçon au sein d'une famille peu ordinaire. Ravi de son personnage, Frankie n'hésite pourtant pas à s'afficher sur grand écran. Que ce soit dans Mon chien Skip, Cody Banks ou qu'il prête sa voix au zèbre Stripes, le jeune garçon est rapidement devenu le chouchou des critiques…

n Dans la version anglaise, tu prêtes ta voix à Stripes. C'est difficile de donner une personnalité à un zèbre, un animal que l'on a peu l'habitude de voir ?
En fait, j'ai commencé à travailler dessus il y a deux ans lorsque je tournais Cody Banks II à Londres. Je n'avais aucune idée de ce qu'il m'attendait, ni de ce que l'on espérait de moi, sauf ce que m'en avait dit le réalisateur. Ca a été facile car on m'a demandé de garder ma voix. Mais j'ai fait la post-syncro tout seul dans une pièce. Sauf une fois où j'ai travaillé avec Dustin Hoffman. Ceci mis à part, je n'avais aucune information quant à la façon dont jouaient les autres. Mais après avoir vu le film, j'ai trouvé ça génial.

n As-tu pu constater le perfectionnisme de Dustin ?
J'étais très intimidé et je ne voulais pas rater mon truc. Lorsque l'on se retrouve face à un tel acteur, on veut vraiment faire de son mieux. Ca m'a aidé pour certaines scènes et j'ai sûrement changé mon intonation parce qu'il était là. Sauf que lui aussi a trébuché sur des mots au début… Ca m'a mis à l'aise, et nous avons passé un très bon moment ensemble.

n Tu es devenu fan des animaux après ce film ?
J'ai un chien, deux chats, cinq geckos léopards [sorte de gros lézard. Ndlr], un rat, et je viens d'avoir un boa constrictor. J'en ai toujours voulu un. J'avais peur d'avoir à le nourrir avec des rats. Mais comme on peut leur donner des rats et des souris congelés, on n'a pas besoin de regarder. Et puis, j'ai aussi un mille-pattes. J'ai toujours adoré les animaux et les zoos. J'ai toujours dit que je deviendrai directeur de zoo un jour. A chaque fois que je vais dans une animalerie, je ne reviens jamais les mains vides. C'est terrible.

n Comment ça se passe avec Malcom ?
Ca marche toujours aussi fort ! Nous n'avions tourné que 12 épisodes la première année, et je trouvais que cela prenait un temps fou. Alors que maintenant nous en sommes à l'épisode 15 de la saison 6 et je n'ai même pas eu le temps de ranger mes affaires dans ma loge.

n Hayden Pannettiere, ta partenaire dans Racing Stripes, a participé à la série, non ?
Oui. Elle a tourné un épisode il y a environ trois ans, et un cette année également. J'étais déjà impliqué dans Racing Stripes avant de savoir qu'elle y jouait aussi. C'était à la fois sympa et bizarre parce que nous n'avons pas de scènes ensemble.

n Quels sont tes projets ?
A part Malcom, j'ai toute une liste de films prévus pour cet été. Je cherche quelque chose de différent, de plus dramatique, à faire. Je voudrais montrer que je suis vraiment acteur, et j'espère qu'on respectera mon travail dans ce genre-là aussi.

n Faire de la télévision, avec son timing si serré, aide au cinéma ?
Bien sûr ! Si je n'avais pas fait la série, je ne serais pas là aujourd'hui. Mais c'est dur parfois, car je dois refuser un grand nombre de films, avec de grands réalisateurs, de grands acteurs, de bons scénarii, qui ont lieu en ce moment. Pour cet été, mon timing doit être parfait. Je ne veux pas non plus précipiter les choses, même s'il le faut de temps en temps. Ce qui m'aide c'est que les gens veulent me voir dans des films grâce à la série. J'ai beaucoup de chance, en fait.

n Pour en revenir à Racing Stripes, c'est curieux de te poser des questions sur un film dans lequel tu n'es pas vraiment…
Oui. Je disais justement à un ami que je n'avais pas grand chose à raconter parce que, comme j'étais seul dans une pièce, je n'avais aucune anecdote de plateau.

n Tu n'as pas travaillé avec Mandy Moore ?
Non forcément. C'est drôle, d'ailleurs. Avec Docteur Doolittle II, c'est le deuxième film où nous sommes tous deux frères et sœur.

n Tu aimes regarder d'anciens films ?
J'aime voir tous les films. Je n'en ai pas souvent l'occasion, mais j'ai vu la plupart des classiques.

n Quels sont les récents que tu as aimé ?
Closer (Entre adultes consentants). C'est le premier film pour lequel je suis resté muet un quart d'heure après être sorti de la salle. Je n'ai que dix neuf ans et je n'ai jamais vécu ce genre de situation. Mais le film est génial et les acteurs super bons.

n Et en ce qui concerne tes propres films, quels sont ceux que les gens préfèrent ?
Les réactions sont diverses. Beaucoup de gens me disent que Mon chien Skip leur a plut et qu'ils ont pleuré. Les enfants adorent Cody Banks et Méchant Menteur [inédit en France.] C'est assez varié, ce qui est bien.

n Tu restes fidèle à Frankie, ou tu comptes évoluer avec Frank ?
Mon vrai prénom est Francisco. Frank sonne vieux. Je suis le quatrième en plus. Mon père s'appelle Frank. Frankie, c'est très bien mais si les gens m'appellent Frank, pourquoi pas.

"A part Malcom, j'ai toute une liste de films prévus pour cet été"

 



Par Louis - Publié dans : Interviews Acteurs
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Mercredi 15 juin 2005 3 15 /06 /2005 00:00

Voici  l'interview exclusive du jeune acteur qui double Reese dans Malcolm.

Donald Reignoux bonjour ! Vous avez débuté le doublage très tôt, à l'âge de 11 ans. Comment tout cela a-t-il commencé ?
Bonjour ! Eh bien j'ai commencé par hasard, par une amie de ma mère qui cherchait des enfants pour doubler un téléfilm... Ensuite j'ai continué comme ça pendant 3-4 ans, pour en faire beaucoup plus régulièrement vers mes 16 ans...

Vous souvenez-vous de votre tout premier doublage ? Comment ça s'est passé ?
Oui ! On devait faire des "ambiances", c'était marrant, on devait dire "Allez, passe ta gomme !", des trucs comme ça... Ca m'avait fait plutôt rigoler, mais l'expérience n'avait pas été comme une révélation, je ne savais même pas si j'allais vouloir continuer ! [Rires.]

Et qu'est-ce qui vous plaît finalement dans ce métier ?
Peut-être de changer tous les jours de personnages. Reese fait partie de mes préférés, il est vraiment très très fun à doubler. Mais j'ai pas mal de projets pour 2005, qui j'espère se concrétiseront, et qui me feront faire autre chose...

Comme ?
Eh bien déjà je suis voix antenne (jingle, promos) de NRJ, et j'ai une pièce de théâtre avec du beau monde pour le Festival d'Avignon, et quelques projets télé dont je ne peux pas parler pour le moment, on n'en sait trop rien.

Comment êtes-vous rentrés dans l'équipe du doublage de Malcolm ?
On m'a appelé pour remplacer l'ancien comédien qui a déménagé et laissé tomber la série. Et en fait, apparemment je suis rentré comme un gant dedans. À croire que je suis aussi fou que lui (ce n'est pas faux d'ailleurs ! [Rires.]). D'ailleurs j'ai doublé des scènes de conneries de Reese que j'avais déjà fait étant petit ! [Rires.]

Justement, vous a-t-on demandé par exemple de vous adapter à la voix de Romain Douilly, l'ancienne voix de Reese, ou vous a-t-on laissé carte blanche ?
Du tout... J'ai vraiment fait ce que je voulais, et qui est très proche, pour ne pas dire identique à ce que j'avais fait avec Louis Stevens, dans La Guerre des Stevens, qui était lui aussi très sympa à doubler !

Comment se passe un jour typique de doublage de Malcolm ?
C'est en général très rapide. On a souvent du mal à trouver des dates qui correspondent au mieux pour enregistrer, mais je suis bien souvent seul au micro, ou parfois un peu avec le comédien qui double Malcolm, Brice Ournac. Je fais en une journée quatre épisodes environ. Quand on est tout seul, c'est vraiment suffisant pour arriver à bien travailler...

 

Il vous arrive tout de même de doubler des scènes ensemble ?
Ça dépend des fois...

On parle de Malcolm, mais justement, vous l'aimez bien cette série, au-delà de l'aspect du doublage ?
Ouais carrément, il y a vraiment un bon esprit, c'est bien tourné, bien joué, c'est vraiment un bon divertissement, et pas seulement que pour les enfants. Sur le plateau, tout le monde rigole lors des bonnes scènes des épisodes ! Je peux vous dire que cette bonne ambiance se ressent réellement sur la qualité du doublage !

On vous sent très proche de Reese notamment de par ses bêtises comme vous nous l'avez dit. Vous avez d'autres points communs ou au contraire des différences avec lui ?
La coupe au gel peut-être ! [Rires.] Sinon il a une dynamique qui me correspond bien. Je suis vraiment aussi immature que Reese parfois. Qui a dit "souvent" ? [Rires.]

Et dans l'aspect purement vocal, Reese est-il facile à doubler ? On sait qu'il lui est déjà arrivé de pousser la chansonnette !
Pour bien doubler Reese, il faut juste avoir la pêche, et être attentif à tout ce qu'il fait : c'est pas plus dur que ça.Ça je m'en rappelle plus de ses talents de chanteur à vrai dire...

Y'a-t-il un autre personnage mis à part Reese qui vous fait délirer dans la série ?
Les parents sont incroyables, et Marion (Game, NDLR) et Jean Louis (Faure, NDLR) sont exceptionnels dedans !

En effet, ils y sont pour beaucoup dans le succès de la série ! Ont-ils une part de folie qui est similaire à leurs personnages ?
Ah oui ! Ouh là là, oui ! Mais de toutes façons c'est clair, Marion, Jean Louis et moi avons vraiment un côté délirant qui fait qu'on adore doubler ces personnages.
La saison 6 de Malcolm est actuellement diffusée aux États-Unis... Vous savez à quelle date le doublage français est-il prévu ?
Je crois que ça reprend au printemps, si je ne me trompe pas !

Vous avez déjà eu l'occasion de rencontrer les acteurs de la série ?
Oh non, et je ne pense pas que je les verrai un jour. C'est pas près d'arriver !

Que pensez-vous du doublage français en général ? Quel est votre sentiment vis-à-vis des mauvaises critiques à son égard ?
Je trouve que bien souvent on crache sur les doublages français des séries, beaucoup plus que sur les films en général. Mais ces fameux râleurs sont bien souvent réellement fans de la série, et sont donc bien souvent trop habitués à la VO. Après, forcément, la VF leur paraît bien fade et moins intéressante. Malgré tout, je pense que globalement, les doublages français sont plutôt réussis.

Vous avez personnellement des mauvais souvenirs sur certains doublages ?
Euh, non pas particulièrement, tout s'est déroulé sans encombres jusqu'à présent.

Et c'est tant mieux ! Au contraire, y'a-t-il des doublages dont vous êtes particulièrement fiers ? Doubler Titeuf et Hugo dans un même dessin animé doit être excitant, non ?
Ouais, c'est vrai que tous ces rôles que vous m'évoquez sont vraiment tous très particuliers, mais vraiment ils sont tous très drôles à jouer !

Donald Reignoux, merci, et bonne chance pour la suite de votre carrière !
Merci beaucoup.

Merci à Alexandre
Copyright Malcolm France

http://www.malcolm-france.com 





 

Par Louis - Publié dans : Interviews Acteurs
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Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /2005 00:00

Voici l'interview de Al Gough & Miles Millar, les créateurs et les réalisateurs de "Smallville". L'intreview date du lundi 25 avril 2005. Si vous voulez en savoir plus sur "Smallville", rendez vous sur cette page du site : http://tvseries.over-blog.com/article-414987.html.

Tony Cotte : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Miles Millar : Nous nous sommes rencontrés à l’école de cinéma. Nous étions encore étudiants lorsque que nous avons commencé à travailler ensemble sur un projet intitulé Millow. Il a été acheté mais jamais tourné. L’argent récolté nous a permis de tout arrêter pour pouvoir collaborer ensemble. Nous sommes complémentaires et deux fois plus productifs qu’individuellement. Ce n’est donc pas un hasard si on s’entend mieux qu’avec nos femmes (rires).

Tony Cotte : Pouvez-vous nous expliquer comment est née la série Smallville ?

Al Gough : Peter Roth, président de Warner Bros Television, nous a approché au sujet d’un projet sur un jeune Superman. Mais nous ne voulions pas réaliser un nouveau Superboy, voilà pourquoi la série repose sur l’adolescence de Clark Kent et non sur le héros qu’il va devenir. On ne voit donc pas de cape ni de collants, il est question ici de sa jeunesse, ce qui n’a jamais été explorée à la télévision. Il y avait en effet, bien des points au sujet de l’évolution des pouvoirs de Superman ou encore son arrivée sur la terre qui restaient flous. On savait juste qu’il s’est écrasé sur notre planète à bord d’une navette. Dans la série, cet accident a été masqué à la population de Smallville par une pluie de météorites.

Tony Cotte : Mais vous ne devez pas rester cohérent par rapport à la mythologie ?

Al Gough : Le premier volet de la saga Superman était notre pierre de touche. Aujourd’hui, nous savons déjà dans quelle direction la série va se diriger et comment elle va se terminer. Nous sommes libres d’inventer certains éléments mais nous avons quelques impératifs, comme par exemple le fait que Clark Kent ne doit tuer aucun innocent. Le changement principal que nous avons effectué sur la mythologie c’est la présence du jeune Lex Luthor à Smallville qui devient l’ami de Clark. Cela permet d’assister à l’évolution entre les deux personnages et comprendre comment ils finissent par être ennemis, puisque c’est inévitable...

Tony Cotte : Comment se déroule le tournage de la série ?

Al Gough : A partir du mois de mai, nous allons commencer à travailler sur le scénario de la cinquième saison. Le tournage a lieu à compter de juillet et se poursuivra jusqu’en avril avec une pause de 3 semaines à Noël. Il faut environ 10 jours pour tourner un épisode.

Tony Cotte : Si vous deviez décrire cette nouvelle saison par rapport à la précédente ?

Miles Millar : La saison 3 était très sombre. Nous avons donc décidé pour la 4eme de donner une certaine légèreté. C’est la dernière année de lycée pour les protagonistes avant l’entrée à l’université, on se focalise donc plus sur la vie étudiante. Clark Kent va devenir un élève populaire. Aussi, il va avoir 18 ans, des sujets comme sa sexualité vont donc être traités. L’arrivée du personnage de Loïs Lane dans les nouveaux épisodes va également donner une touche de comédie romantique au programme.

Tony Cotte : Justement, pourquoi faire appel à Loïs Lane maintenant ?

Al Gough : Le scénario stagnait, il fallait introduire un élément nouveau et l’arrivée du personnage de Loïs Lane est inévitable, on a donc jugé qu’il s’agissait du moment opportun. Nous avons longtemps cherché qui pourrait bien interpréter le rôle ! C’est vers la fin de notre prospection que nous avions reçu une vidéo d’Erica Durance. Et avec Miles, on a immédiatement su qu’elle était parfaite pour incarner ce personnage.

Tony Cotte : Lors de la quatrième saison, certaines scènes se déroulent à Paris ...

Al Gough : Effectivement, la scène d’ouverture se situe à Paris mais le tournage s’est fait à Vancouver. On y retrouve certains clichés français comme des cafés, des rues et des voitures anciennes et même une mini tour Eiffel ! Il y aura de nombreuses références à votre pays dans cette nouvelle saison mais malheureusement nous n’avions pas pu tourner en France, nous n’avons pas les mêmes budgets que Sex and the city !

Tony Cotte : Clark va t-il acquérir de nouveaux pouvoirs prochainement ?

Al Gough : Non, il reste uniquement un pouvoir non exploité : c’est son « super souffle ». Mais nous n’avons pas jugé utile de le traiter actuellement. Concernant les vols, il y en aura un effectivement mais encore une fois pour des raisons budgétaires nous ne pouvons faire voyager Clark dans les airs de manière récurrente.



Interview réalisée par Tony Cotte
Crédits Photos: ©M6/C.Russeil
Crédits Audiences: ©Médiamat-Médiamétrie

Source : Toutelatele.com
Par Louis - Publié dans : Interviews Acteurs
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